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Le Miracle du Saint-Cordon

De Charlemagne à nos jours

Notre Dame La Grande Notre Dame La Grande   Charlemagne fit à Valenciennes un assez long séjour et y tint même une assemblée de ses états généraux. Pour son propre usage, et pour satisfaire sa dévotion, le pieux monarque fit bâtir une chapelle qu'il dédia à la très Sainte Vierge. C'est dans ce sanctuaire, situé à l'endroit même où s'éleva deux siècles plus tard la splendide église de Notre Dame la Grande que s'est passé l'événement le plus important du culte de Notre Dame du Saint Cordon.


En l'an 1008, une terrible peste vint éprouver Valenciennes. La ville perdit en quelques jours environ 7000 à 8000 de ses enfants, sans que l'épidémie parut rien diminuer de sa fureur. Nulle famille ne trouvait grâce devant elle. L'art était impuissant à combattre le mal. Aussi l'effroi se répandit dans la cité. Le spectacle de la mort, l'avenir avec sa terrible menace, firent sur les esprits une impression profonde.

 

On n'espérait plus rien des hommes, on se tourna vers le ciel. Nuit et jour, les églises et la chapelle dédiée à Marie, regorgeaient de priants qui entouraient les autels de la mère de Dieu. Ils la conjuraient d'oublier leurs péchés et de se souvenir que la miséricorde est le plus beau fleuron de sa couronne.


Cependant, au sud de Valenciennes, dans le site actuel de Fontenelle, vivait un saint ermite à qui la tradition donne le nom de Bertholin. Il habitait une pauvre cabane bâtie près d'une fontaine qui prit, depuis le nom de Notre Dame de Fontenelle.


Cet érmite avait voué sa vie à la méditation et aux bonnes œuvres. Il passait de longues heures aux pieds de la statue de Marie, pour laquelle il avait une dévotion toute filiale. Sa sainteté lui attirait souvent de nombreux visiteurs qui cherchaient auprès de lui des encouragements et des consolations, et qui, en retour, lui fournissaient en tout ce qui était nécessaire à sa subsistance.


Devant les malheurs des valenciennois, Bertholin redoubla d'austérités et de prières, ouvrant son coeur avec plus d'abandon à la Vierge Marie. Celle-ci lui dit en substance :

 

L'apparition de l'an 1008 L'apparition de l'an 1008   « Va trouver mon peuple de Valenciennes. La nuit qui précédera la fête de ma nativité, mon peuple saura que ses vœux seront exaucés. Que les habitants se rendent alors sur les murailles de la ville, là ils y verront des merveilles"

 
« C'était le dernier jour du mois d'août de l'an 1008. Le saint ermite s'adressa au comte Herman, lui fait part de la promesse de Marie. Toute la ville apprend bientôt cette heureuse nouvelle, accentuant prière et conversion.

 

Le 7 du mois de septembre, à la tombée de la nuit, le comte, le magistrat et une foule considérable se pressent sur les remparts. Les yeux sont fixés vers le ciel. Soudain les ténèbres font place à la lumière ; et au milieu de celle-ci, à la vue de plus de quinze mille témoins, apparaît se tenant immobile au-dessus de l'antique oratoire bâti par Charlemagne, une Reine entourée d'une auréole étincelante, mais si douce qu'elle fortifie le regard sans l'éblouir. Une troupe d'anges et de bienheureux formaient son cortège. Elle tenait à la main un immense cordon écarlate. Un ange en prit une extrémité, et fit le tour de la ville dans la circonférence de deux lieues, en laissant tomber sur son passage le précieux cordon qui bientôt environna la cité comme une ceinture protectrice. Le circuit terminé, la vision s'évanouit ; à l'instant même, la contagion cessa et ceux qui étaient atteints furent guéris.

 

En reconnaissance pour l'immense bienfait reçu et au nom de la population de Valenciennes, le comte et le magistrat (l'autorité municipale) s'engagèrent par voeu à suivre en procession, chaque année, le 8 septembre, aujourd'hui le deuxième dimanche de septembre, le tracé du Saint Cordon. Depuis maintenant dix siècles, les valenciennois ne manquent pas à cet engagement, la confrérie des Royés de Notre Dame du Saint Cordon constituée dès cette époque assure et entoure toujours d'une grande solennité cette manifestation, même dans les circonstances les plus critiques qui ont jalonné l'histoire de Valenciennes.

 

Le "Saint Cordon" fut recueilli dans un reliquaire et déposé dans la chapelle de Charlemagne, puis dans la splendide église de Notre Dame la Grande qui fut très vite construite et devint la gloire de Valenciennes. Il était processionné chaque année lors du "Tour du Saint Cordon", le 8 septembre.

 

Il est à souligner que les documents d'archives retrouvés attestent que, depuis cet Evènement, l'année civile débutait le 8 septembre à Valenciennes.

 

Article publié par • Publié Vendredi 17 juin 2011 • 15761 visites

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