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Homélie du 33ème dimanche ordinaire

Vous trouverez ci-dessous l'homélie relative à l'Evangile de Jésus Christ selon St Marc (13, 24-32) année B par le Père Denis LECOMPTE

Avec la fin de l’année liturgique, nous arrivons à la fin de la lecture cursive de l’évangile de Marc (dimanche prochain ce sera St Jean, puis nous débuterons l'année C avec St luc) ; et il se trouve que la fin des enseignements du Christ traite aussi de « la fin des temps », en cet avant-dernier dimanche de notre année chrétienne.

   Prendre ce passage final pour une description du « comment se passera la fin du monde », c’est faire le même contresens que celui qui consiste à chercher, dans le récit de la création, le « comment ça c’est passé ». La Bible, ni au début ni à la fin,  ne se soucie du comment; elle s’intéresse au pourquoi.

   Nous avons à faire ici à une apocalypse, un genre littéraire à part, que l’on pourrait qualifier de surréaliste. Ce genre littéral apocalyptique aime travailler avec des images fantastiques où astres, bêtes, chiffres et couleurs composent un ensemble catastrophique débouchant sur un glorieux renouveau. L’interprétation, on s’en doute, n’en est pas facilitée.

3 parties à notre Evangile, 3 enseignements :

 

1) Il semble pourtant que le soleil qui s’obscurcit, la lune qui perd son éclat, les étoiles qui tombent du ciel indiquent que seront anéanties les divinités cosmiques - alors adorées (et jusqu’à nos jours : le culte des astres se porte bien ! Astrologie, horoscope). Ces faux dieux, ces puissances célestes seront ébranlées. Le verset peut aussi être pris comme l’annonce de « la grande casse », la fin de notre monde (et aussi aujourd'hui avec les alarmes de l'écologie où notre création se trouve actuellement abîmée), laquelle débouchera sur une création nouvelle (2 P 3,10-13). A condition de laisser aux images une valeur simplement suggestive, non descriptive.

    En tout cas, en cette journée du SOS, Secours Catholique, pensons à la terrible détresse que connaissent beaucoup de nos contemporains, les plus pauvres, les Restau du Cœur, ceux qui fréquentent Midi Partage, les personnes aidées par le SOS. Pour elles, le soleil s'est obscurci, la lune a perdu de son éclat et les étoiles de leur espérance ont une à une disparu.

 

2) Plutôt que de nous bloquer sur cet aspect de destruction, de fin – c’est sur l’aspect d?'accomplissement que Marc porte notre regard (notre projet, notre but) ; car Jésus parle de sa venue : alors, on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel.

   Un Fils de l’homme avait été annoncé par l’apocalypse de Daniel (7,13 sv) pour les temps messianiques. Jésus s’identifie souvent à lui, et il citera cette prophétie au Sanhédrin, la nuit de son arrestation (Mc 14,62). Ce Fils de l’homme qui était d’abord caché, maîtrisé, qu’ils tueront - le voici qui vient avec grande puissance et grande gloire, en Ressuscité conduisant à leur achèvement les destinées du monde. Cf. aussi la 2ème lect  la Lettre aux Hébreux : J Xt qi siègera à la droite de D, tout sera mis sous ses pieds. Le pardon est accordé. A nous aussi de vivre pardon et charité en ce jour du SOS

   Car c’est d’achèvement plus que de destruction qu’il s’agit. Il enverra ses anges pour rassembler les élus. C’est le moment grandiose et exultant de la moisson, de l’achèvement. C'est le salut universel réunissant dans la gloire du Christ les élus, des 4 coins du monde, de l’extrémité de la terre à l’extrémité du ciel.

 

3) Enfin la comparaison du figuier introduit la question du quand, du jour et de l’heure de la venue finale. Jésus réagit contre la fébrilité, la fièvre dangereuse de ses contemporains qui attendait la fin des temps pour très vite. Il faut surtout s'appuyer sur la parole de Jésus : Le ciel et la terre  passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant au jour et l’heure de la venue finale, nul ne les connaît. Et, pour mieux affirmer la libre souveraineté de Dieu, il est dit : pas même les anges du ciel, pas même le Fils. Seulement le Père ! Que les sectes, qui « savent » le jour et l’heure, se le tiennent pour dit. Quant à nous, sachons lire les signes du temps : tout passe, tout casse et tout trépasse. Fixons notre cœur, notre foi en Dieu qui, Lui, ne passera pas.


Père Denis LECOMPTE, le 18 novembre 2012

Article publié par Claire DUPONT • Publié Dimanche 18 novembre 2012 - 10h52 • 2753 visites

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