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Homélie 4ème dimanche de carême

Vous trouverez ci-dessous l'homélie relative à l'Evangile de Jésus Christ selon St Jean (3, 14-21) année B par le Père Denis LECOMPTE

Dieu a envoyé son fils pour sauver le monde

 

1. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moise dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin 2. que tout homme qui croit, obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ; 3. ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le 4. monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au 5. jugement,  celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le             6.  jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce 7. que leurs œuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, 8. de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses 9. œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu.

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C'est une catéchèse splendide qui nous est faite ce dimanche. Tous les mots-clés de st Jean se succèdent en cascade : élever, Fils de l’homme, donner, croire, aimer, lumière, ténèbres, vérité, jugement.

 

St Jean part  d’un fait  qui s’était passé au désert : les Israélites furent attaqués par de redoutables serpents brûlants ; Moïse fabriqua un serpent de bronze qu’il planta sur un bâton ; quiconque regardait le serpent était guéri. En Egypte, à Babylone, le serpent était le signe d’une divinité aux vertus bénéfiques. Comme emblème, nos médecins et pharmaciens ont toujours  le serpent élevé sur un bâton !

 

St Jean ne porte pas de jugement sur ce qui a pu être un talisman. Pour lui, c’est un simple point de comparaison : comme le regard porté sur le serpent de bronze guérissait les morsures, ainsi - et bien autrement - celui qui regarde le Fils de l’homme élevé  aura-t-il la vie.

 

II s’agit donc de regarder, d’un regard de foi, Celui qui est élevé. Le même Jean dira de Jésus en croix,  après que le soldat lui eut ouvert  le côté : « Ils lèveront le regard vers  Celui qu’ils ont transpercé » (Jn 19,37 citant le prophète Zacharie 12,10). Celui qui le contemplera d’un regard de foi comprendra que Dieu a tant aimé les hommes qu’il a donné son Fils unique ;  le contempler avec des yeux lumineux, transparents, « brillants » de désir et d'amour. Mais celui qui le regardera  à la façon des pharisiens,  avec haine et mépris ou dans une coupable indifférence, y lira son jugement.

 

Ce n’est pas Dieu qui juge, à proprement parler, car Dieu a envoyé son Fils non pas pour juger le monde, mais pour le sauver. Ce n'est pas tant Dieu qui juge. L’homme se juge lui-même : celui qui croit sera sauvé, celui qui ne veut pas croire est déjà  jugé.

 

« Croire » au sens fort  d’une foi qui agit selon la vérité (littéralement : qui fait la vérité). Celui qui ne croit pas préfère les ténèbres à la lumière. Et pourquoi ? Parce que ses œuvres sont mauvaises.

 

Ce passage est sublime  mais avec un contraste terrifiant. Dieu a tant aimé. Celui qui l’accepte et le vit, obtiendra la vie éternelle. Celui qui le refuse, est déjà jugé. « On ne badine pas avec l’Amour ! »

 

Du même coup d’aile, st Jean nous fait regarder  jusque dans le mystère même de Dieu, de Dieu qui est Père, puisqu’il a un Fils unique. Il l’a donné, ce Fils. Déjà, le mystère se dévoile où le Père et le Fils sont engagés : le Père, par amour, a donné ; le Fils, par amour, s’est donné. St Paul l'exprimait magnifiquement en 2ème lecture : Frères, Dieu est riche en miséricorde à cause  du grand amour dont il nous a aimés.  Nous sommes à la Mi-Carême, dimanche de la Joie ; plus que jamais,  nous regardons   l'Amour inouï du Vendredi Saint avec le Vie de Pâques.

 

De fait, ce Mystère extraordinaire d'amour, st Jean le résume dans la phrase d'Evangile qui est un sommet de théologie, et qu’il répète, tant elle lui est précieuse : Dieu a tant aimé le monde  qu’il a donné son Fils unique. Ainsi  tout homme qui croit  obtiendra la vie éternelle.

Père Denis LECOMPTE, le 18 mars 2012

Article publié par Claire DUPONT • Publié Dimanche 18 mars 2012 - 17h31 • 2019 visites

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