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Homélie 4ème dimanche de Pâques

Vous trouverez ci-dessous l'homélie relative à l'Evangile de Jésus Christ selon St Jean (10, 1-10) Année A par le Père Denis LECOMPTE

Cette semaine marque un tournant dans les évangiles du temps pascal. Jusqu'’ici tournés vers la résurrection elle-même, voici qu’i'ls s'’ouvrent vers la croissance de l'’Église. La liturgie nous oriente déjà vers la Pentecôte, sous la conduite du premier Apôtre, st Pierre.

En 1ère lecture, nous avons entendu la suite du discours de Pierre au matin de la Pentecôte. Il s'’adresse aux pèlerins venus nombreux à Jérusalem fêter le don de la Loi de Dieu (1ère Pentecôte). Pendant la liturgie de cette fête juive, le livre de Ruth était proclamé. Ruth est cette « femme parfaite » (Rt 3,11 –annonçant la V. Marie) qui, pour avoir osé suivre l’'exemple d'’Abraham jusqu’'au bout, devint l'’aïeule du roi David, figure exemplaire du Messie. Ce jour-là était donc ouvert sur le Messie attendu.

C'’est alors que retentit la voix de Pierre : " il s'’agit de Jésus le Nazaréen. Que tout le peuple d’'Israël en ait la certitude : ce même Jésus que vous avez crucifié, Dieu a fait de lui le Seigneur et le Christ". Le message est clair. Christ et Messie sont le même mot, l'’un en grec l’'autre en hébreu.  Jésus est le Messie. Et le message est reçu, 2 phrases-clés  : "ils furent remués jusqu'au fond d'eux-mêmes" ;  avec un changement de comportement :  "Que devons-nous faire ?"

Or Jésus, le Christ, vient à nous comme le Bon Berger, c'est  notre Evangile.  
Le premier constat est que le titre de « Bon Berger » n'’est pas tout à fait approprié à cet évangile. Ici, Jésus ne se présente pas comme le « Bon Berger », mais – en 1ère parabole - comme « la Porte des brebis ».

D’'abord, cette porte est celle qui permet de distinguer les voleurs et les bandits du berger des brebis. Le critère est simple : les voleurs ne frappent à la porte avant d'entrer, ils n'appuient pas sur la sonnette avant d'entrer ! Ils ne passent même pas par la Porte…. Ils sont des hommes qui œoeuvrent dans l'’ombre et qui escaladent par un autre endroit.

Ensuite, dans la 2ème  parabole, la porte des brebis est ouverte pour laisser les brebis sortir librement (à l'inverse d'une secte). Les brebis passent par la porte pour accéder aux verts pâturages, c’est-à-dire au salut.


Finalement, le rôle du Seigneur est d'’ouvrir une brèche. Il est la Porte de la prison de notre péché. Dans sa conclusion, Jésus ne parle en effet plus de brebis mais de personnes : "si quelqu'’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir ! ".

Et tout se vit dans une profonde intimité : "Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom… Elles connaissent sa voix".  Le verset introductif de l'Alleluia précisait même : "Jésus le bon Pasteur, connaît ses brebis et ses brebis le connaissent : pour elles il a donné sa vie". Avec la dernière phrase splendide de notre Evangile : "Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance" !

 

Père Denis LECOMPTE, le 11 mai 2014

Article publié par Claire DUPONT • Publié Dimanche 11 mai 2014 - 14h20 • 1488 visites

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