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Homélie 30 ème dimanche temps ordinaire

Vous trouverez ci-dessous l'homélie relative à l'Evangile de Jésus Christ selon St Luc (18,9-14) année C par le Père Denis LECOMPTE

Nous sommes tous pécheurs… moi le premier !

Dieu seul est Saint ; nous le fêterons le jour tout proche de la Toussaint.

Plus on a la perception de la grandeur de Dieu, de son Amour, de sa Sainteté… plus on se perçoit pécheur !

Les plus grands saints se sont toujours compris comme étant les plus grands pécheurs…

La Bible le proclame :  "le juste pèche 7 fois par jour !"  (Prov. 24, 16)

Ce seraient de drôles de justes ceux qui se déclareraient eux-mêmes justes, comme le pharisien de l'Evangile : "Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain".

Certes, à première vue,  sa vie semble impeccable : il jeûne même plus que ne demande la Bible… Mais sa prière n'est pas impeccable, elle est même fausse.

Car seule la prière exprime vraiment le cœoeur d'une personne. La prière est ce qu'il y a de plus précieux car elle ne peut être que vraie : on le sait et on le sent bien, on ne peut pas tromper Dieu !

La première phrase de la l'Evangile donne la clé : " Jésus dit une parabole pour certains hommes  qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient tous les autres".  

Le pharisien est replié sur lui-même et se pense comme un monument de vertu.

Au contraire, le miracle du publicain c'est qu'il voit son péché et qu'il le reconnaît, sans le dissimuler derrière des œuvres extérieures.

Le miracle du publicain c'est qu'il consent à perdre la face devant Dieu, devant lui-même et même aux yeux du pharisien qui l'aperçoit à l'entrée du Temple et le méprise.

Le miracle du publicain c'est qu'il reconnaît sa misère et en fait état devant Dieu, en vérité : il étale sa misère devant la Miséricorde divine.

Aucune rencontre avec Dieu,  avec Jésus, n'est possible, aucune foi vraie, aucun amour sincère,  aucune prière qui atteigne Dieu, aucun partage fraternel…, en dehors de ce miracle  et de cette prière du publicain : reconnaissance de son péché, de sa misère et abandon à la Miséricorde divine.

Tout le reste est suffisance, orgueil, abomination devant Dieu et scandale devant les hommes.

Oui, reconnaissons notre misère (ce qui n'est ni morbide, ni pessimiste, ni péjoratif, mais vérité)  et grandissons dans la Paix et l'Amour en exposant notre misère à la Miséricorde divine.

 

Père Denis LECOMPTE, le 27 octobre 2013

Article publié par Claire DUPONT • Publié Dimanche 27 oct 2013 • 1259 visites

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