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Homélie du dimanche de Pâques

Vous trouverez ci-dessous l'homélie relative à l'Evangile de Jésus Christ selon St Jean (20, 1-9) par le Père Denis LECOMPTE

Le tombeau vide et la foi des Apôtres

 

 

Année C – Évangile : Jean 20, 1-9

 

 

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu’il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis ». Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas vu que d’après l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

 

Il vit et il crut ! Ce disciple, dans lequel la Tradition a vu St Jean, est de soi « le disciple par excellence » (celui que Jésus aimait. Et nous sommes tous, ô combien, aimés de Jésus : à nous d'en prendre conscience !) ; Jean est le modèle de tout disciple : c'est-à-dire celui que nous sommes appelés à être, chacune et chacun de nous.

 

Comment faire pour être comme lui : plein de vive, courir, « croire » ?

 

- D'abord savoir « voir » (comme Pierre et en lui laissant la première place) et « discerner » - dans ces linges  restés là, affaissés et à leur place - le Corps de Jésus, disparu, transformé et ressuscité, c'est-à-dire non pas enlevé ou volé (auquel cas, les linges auraient été emmenés avec le Corps ; et ils ne seraient surtout pas restés affaissés, à leur place, vidés de l'intérieur)

- Ensuite, comme le disciple bien-aimé, savoir « courir », c'est-à-dire être soulevé par l'amour, par la ferveur. Tout est là ! Si nous aimons un peu, nous percevons combien l'amour ne peut mourir, combien ce qui contient un peu de qualité d'amour et de vie  ne peut tomber dans le néant : combien l'amour fait vivre, surtout « l'Amour jusqu'au bout » comme Celui de la Passion de Jésus.

- D'où enfin, savoir communier à la Passion d'Amour du Christ Jésus, comme Marie et Jean au pied de la Croix, ce Vendredi Saint. C'est le ressort de Pâques ! Et alors, à la suite des premiers chrétiens et des saints, se fier (pour notre existence actuelle comme pour après notre mort) à cette constatation sublime que faisait St Augustin : « Comment pourrait-Il, notre Dieu, ne pas nous donner Sa Vie (nous donner tout, comme dit St Paul), Lui qui nous a (déjà) donné sa mort ? »  C'est fait ! Il vient de nous donner Sa mort, « Il nous a aimé jusqu'à la mort », Lui qui est Tout, Lui qui est notre Dieu ! Alors « comment pourrait-il ne pas nous donner Sa Vie ? »

 

 

Père Denis LECOMPTE, le 4 avril 2010

 

 

Article publié par • Publié Lundi 05 avril 2010 • 4254 visites

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