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Homélie 4ème dimanche ordinaire

Vous trouverez ci-dessous l'homélie relative à l'Evangile de Jésus Christ selon St Marc (1, 21-28) année B par le Père Denis LECOMPTE

Jésus est le Prophète qui enseigne avec autorité

 

Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
 
Or, il y avait dans leur synagogue un homme, tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. »

Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. »
Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.
 
 L'Evangile selon st Marc  nous livre, ce matin, le 1er récit du ministère de Jésus, sa 1ère journée pastorale. Quand on sait la manière d’écrire des évangélistes, on peut se douter que ce 1er récit va condenser, comme à l’avance, tout ce qu’il introduit dans les pages suivantes. Et, de fait, Marc montre Jésus enseignant avec autorité et luttant contre le mal, le mal personnifié dans le pauvre homme tourmenté par un esprit mauvais. La foule s’interroge : Qu’est-ce que cela veut dire ? Quel est cet homme ? Voilà la question qui devra habiter tous les passages d'Evangile en st Marc, les dimanches prochains : Qui est Jésus ?
Donc, 1° Enseignement ; 2° Actes lutte contre le mal ; 3° Le mystère de Jésus.
Voici donc Jésus à Capharnaüm  qui sera longtemps son port d’attache, son centre de rayonnement. Il se rendit à la synagogue et là il enseignait. L’office comprenait des lectures de la Bible et chacun pouvait prendre la parole pour les commenter. (1°) Jésus intervient donc, il enseigne. Mais on est frappé par son enseignement, car il n’enseignait pas comme les scribes qui ne faisaient que citer des auteurs, mais en homme qui a autorité de lui-même. Quelque chose se dégage de lui ; ce qu’il dit, « ça porte ». On est frappé, touché en plein cœur. Jésus est au moins ce prophète nouveau annoncé par Moïse en 1ère lecture. Les scribes en seront vexés...
Jésus ne se contente pas d’enseigner par des paroles, il va enseigner par (2°) des actes. En Marc surtout, ce sont  les actes qui vont être son véritable enseignement (Marc relate peu le contenu des discours du Christ), c’est par ses actes qu’il se révèle, mot à mot : il enlève le voile cachant sa véritable identité.
Pendant que Jésus parle, il est interrompu par  un homme tourmenté par un esprit mauvais. Il importe peu de connaître la nature exacte de cette possession. Dans la mentalité de l’époque, même une simple maladie était l’effet d’un démon. Jésus s’adapte à cette mentalité en ce qu’elle a de juste : la maladie physique est le révélateur, le signe d’un désordre plus profond. Aussi, Jésus ne se contentera jamais de guérir le corps ; toujours, il voudra guérir le cœur, délivrer du mal intérieur, profond. C’est pour cela qu’il est venu. A ses apôtres, le jour de son départ, il donnera la même consigne : « Enseignez, guérissez, chassez les démons. » (Mc 16,17-18). « Souffrance et guérison »
La guérison est racontée comme un combat entre Jésus et l’esprit du mal. Celui-ci essaie de conjurer le danger : Que nous veux-tu ? Jésus l’interpelle : Silence ! Sors ! Le combat continue dans les convulsions du malade qui est secoué avec violence et pousse un grand cri. La puissance de Jésus, sa maîtrise du mal sont telles que les gens en sont saisis de frayeur et se demandent : Qu’est-ce que cela veut dire ?
 
Et déjà, le voile se lève discrètement sur (3°) le mystère de Jésus, sur son « secret » : Voilà un enseignement nouveau ! Serait-ce la nouveauté des temps messianiques ? Jésus serait-il le Messie ?  Il commande aux esprits mauvais et ils lui obéissent ; il est plus fort que le Mal. Le portrait est, dès les débuts, si majestueux que les gens en sont saisis de frayeur. Mais c’est le démon qui révèle  Jésus  avec le moins d’ambiguïté : Tu es le Saint, le Saint de Dieu ! Attribut réservé à Dieu lui-même. C’est d’une telle clarté et d’une telle audace que Jésus le fait taire : Silence ! La foule n’est pas encore prête à accéder à  l’inouï : qu'il soit  de Dieu et qu'il nous aime jusqu'à la Croix. Jésus veut que, pour l’instant, cela soit tenu secret. C’est le fameux secret messianique que nous rencontrerons tout au long de l'Evangile de Marc. Qui es-tu, Jésus ? Pour moi !

Père Denis LECOMPTE, le 29 janvier 2012

Article publié par Claire DUPONT • Publié Dimanche 29 janvier 2012 - 21h36 • 2241 visites

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