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Chemin de la croix

A Valenciennes

 

Lecteur 1

Le chemin de la croix propose d'entrer dans le mystère de l'amour de Dieu, manifesté en son Fils bien-aimé, mort pour nos péchés. Chaque station nous fait rentrer dans la profondeur et la gratuité de cet amour que nous pouvons appliquer à bien des aspects de notre vie.

 

            En effet, le chemin de croix ne constitue pas une méditation extérieure à nous-mêmes mais nous permet d'épouser les sentiments du Christ, de nous les approprier et de nous en servir dans des situations marquées par la souffrance, l'épreuve du péché, la détresse et la mort. En donnant sa vie, Jésus nous donne la vie.

 

 

Célébrant :

Seigneur, depuis le jour où tu as porté le bois du supplice, le signe de ta croix est devenu le signe de notre foi. Chaque fois que nous nous signons, nous revivons ta Passion.

Frères et sœurs, nous voici rassemblés à l’heure de la mort de Jésus, AU NOM DU PERE ET DU FILS ET DU SAINT ESPRIT. AMEN

 

Marie « N-D du St Cordon » au pied de la Croix et d'abord sur le Chemin ; unis autour d'elle, chantons le Je vous salue Marie. Que N-D veuille prier « pour nous maintenant et jusqu'à l'heure de la mort »

 

 

 

Au début de chaque Station :

Célébrant   Nous T'adorons ô Christ et nous Te bénissons

Tous         Car Tu as sauvé le monde  par ta Sainte Croix

 

 

 

1ère  station : JÉSUS EST CONDAMNÉ À MORT

 

Lecteur 1

Les chefs des prêtres et la foule crièrent encore plus fort : « Crucifie-le ! » Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas, et après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu'il soit crucifié.    (Marc 15,14-15)

 

Lecteur 2

Trahi par Judas, renié par Pierre, abandonné par les Apôtres, Jésus comparaît maintenant devant Pilate. En condamnant Jésus, on condamne l'innocent. On condamne Jésus dans une parodie de procès. Jésus est condamné à la solitude de la mort, lui qui est la vie. Face à Pilate et en toute lucidité, Jésus considère l'ampleur du mal dont il est accablé. Il affronte avec courage le verdict.

 

Célébrant

Seigneur, pardon pour nos complicités silencieuses avec le mal, lorsqu'il nous arrive de prêter l'oreille aux faux jugements et de colporter nous-mêmes des accusations sur nos frères. Pardon, Seigneur, pour toutes les fois où nous nous lavons les mains de l'injustice.

 

Pitié, Seigneur, car nous avons péché  (bis)

 

 

 

 

2ème  station : JÉSUS EST CHARGÉ DE SA CROIX

 

Lecteur 1

Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit le Crâne, ou Calvaire, en hébreu : Golgotha.    (Jean 19,17)

 

Lecteur 2

Avec la Croix de Jésus, il faut prendre conscience qu'il y a beaucoup plus que la croix matérielle. Dans la Croix se concentre la Passion que Jésus va subir : le poids de l'ignominie, les injures, l'opprobre, les dérisions et les insultes, les crachats et les calomnies, la flagellation et la couronne d'épines. La croix de Jésus récapitule aussi toutes les croix que Jésus assuma dans son existence terrestre : la fuite en Égypte, la jalousie des disciples, les accusations portées contre lui d'être un glouton, un ivrogne, un magicien... Sur cette croix se rassemblent les traîtrises, les abandons, les amertumes que Jésus a connus dans son ministère public jusqu’à Gethsémani.

Ici, l'artiste nous montre Jésus portant sa croix. Lorsqu'on la regarde de près, on voit que la croix passe autant à l'extérieur du corps de Jésus, ce qui est normal, qu'à l'intérieur de Jésus.

            Bien avant que la croix ne le porte, Jésus porte lui même sa croix et, à travers elle, chacun de nos péchés et de nos fardeaux. La croix du chrétien et la croix du Christ forment une seule croix.

 

Célébrant

Seigneur, aide-nous à porter nos croix comme tu as porté ta croix. Tu es venu toi-même épouser notre vie humaine ; Tu es venu remplir de Ta Présence nos souffrances et nos morts. Fais-nous participer au mystère de ton Salut et que chacune de nos épreuves vécues avec toi devienne autant d'actes d'amour.

 

O Seigneur, je viens vers Toi, je viens vers Toi,  je te cherche mon Dieu

O Seigneur, écoute-moi, écoute-moi, je t'espère mon Dieu

 

 

3ème  station : JÉSUS TOMBE POUR LA 1ère FOIS

 

Lecteur 1

Les soldats emmenèrent Jésus pour le crucifier.   (Matthieu 27,31)

 

Lecteur 2

            JÉSUS TOMBE D'ÉPUISEMENT. En tombant à terre, le Christ s'empare de tous nos effondrements physiques, psychologiques, moraux, spirituels. Il partage ainsi notre fragilité et fait l'expérience de nos défaillances. Cette chute atteste que Jésus est descendu, lui aussi, au plus profond de nos peurs, de nos culpabilités, de nos vulnérabilités. Il a éprouvé dans sa chair le malheur qu'il y a pour nous d'être pécheur. Il a communié à la moindre de nos faiblesses qui nous empêchent d'être nous-mêmes et de nous tenir debout dans l'espérance.

 

Célébrant

            Seigneur Jésus, en tombant à terre, tu nous rejoins dans nos dépressions et dans la poussière de nos fragilités. Donne-nous de découvrir ta compassion et ta providence chaque fois que nous nous sentons écrasés ou dépassés par l'épreuve, chaque fois que nous sommes jetés à terre par les difficultés de la vie.

 

Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle. Changez de vie, croyez que Dieu vous aime !

 

 

 

4ème  station : JÉSUS RENCONTRE SA MERE

 

Lecteur 1

Près de la croix de Jésus se tenait sa mère.  (Jean 19,2-5)

 

Lecteur 2

            ÊTRE LA MÈRE D'UN CONDAMNÉ ou d'un réprouvé, c'est être une femme qu’on montre du doigt. Marie est associée à la Passion de Jésus. Sa passion épouse celle de son Fils. Comme toute mère, elle comprend, plus que tout autre, les souffrances cachées de son enfant, le fruit béni de ses entrailles. Elle communie au martyre de son Cœur et porte pleinement sa croix. Mais, sur le chemin du doute et du découragement, elle offre à Jésus la consolation et le réconfort. Jésus puise dans le regard de sa mère, le oui du Fiat de Marie. Il a besoin de son oui pour aimer jusqu'au bout.

 

Célébrant

            Ô Marie, apprends-nous à communier avec ton cœur à la rédemption de Jésus et à celle de nos frères. Donne-nous la grâce de suivre, à tes côtés, ton Fils bien-aimé sur tous les Golgotha d'aujourd'hui. Apprends-nous, Marie, à nous rendre proches des personnes souffrantes et de ceux qui portent la croix du rejet, et à les accompagner jusqu'au bout.

 

Vierge bénie entre toutes les femmes,  Mère choisie entre toutes les mères,

Mère du Christ et Mère des hommes,  donne-nous ton Fils,  donne-nous ton Fils.

 

 

 

 

5ème  station : SIMON DE CYRÈNE PORTE LA CROIX DE JÉSUS

 

Lecteur 1

Les chefs des prêtres, les dirigeants et le peuple prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu'il la porte derrière Jésus. (Luc 23, 26)

 

Lecteur 2

            JÉSUS A VOULU AVOIR BESOIN DE SIMON de Cyrène pour accomplir son œuvre. Il n'a pas eu peur de se faire aider. En la Passion, Simon de Cyrène participe, sans s'en rendre compte, à la rédemption du monde. Simon se fait solidaire de Jésus solitaire. Sa sollicitude devient une grâce.

Jésus a aussi besoin de nous en son agonie, qui se perpétue en son Corps qu’est l'Église. Comme nous le dit Saint Paul dans sa lettre aux Colossiens «  je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous, car ce qu'il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l'accomplis dans ma propre chair, pour son corps qui est l'Église » (Col 1, 24).

Par notre charité vécue envers notre prochain, Dieu continue d'accomplir son salut.

 

Célébrant

            Seigneur, apprends-nous à porter les fardeaux de nos sœurs et frères. À l'exemple de Simon de Cyrène, réquisitionné pour porter la croix du Christ - peut-être contre son gré -, apprends-nous, Seigneur, à choisir ce que la vie nous contraint de subir. Puissions-nous découvrir, dans les croix qui pèsent sur nos épaules, celles que le Christ nous invite à porter avec lui.

 

Aimons-nous les uns les autres  comme Dieu nous aime

 

 

 

6ème  station : VÉRONIQUE ESSUIE LE VISAGE DE JÉSUS

 

Lecteur 1

            Il n'était ni beau ni brillant pour attirer nos regards, son extérieur n'avait rien pour nous plaire. Il était méprisé, abandonné de tous, homme de douleurs, familier de la souffrance, semblable aux lépreux dont on se détourne ; et nous l'avons méprisé, compté pour rien. (Isaïe 53, 2-3)

 

Lecteur 2

            VÉRONIQUE CONTEMPLE LE VISAGE DE JÉSUS. Dans le regard du Christ, elle comprend tout, et surtout la beauté secrète qui émane de la laideur apparente d'un être tuméfié, ensanglanté, défiguré. La souffrance restitue la vraie beauté du Christ, la beauté intérieure. La vérité de son être jaillit du malheur qu'il éprouve. En essuyant le visage de Jésus, Véronique veut en recueillir la trace et en garder pour toujours la mémoire. Le nom de Véronique, qui signifie « vraie icône », lui vient de ce geste admirable de pitié et de tendresse.

 

Célébrant

            Véronique, apprends-nous à recueillir avec spontanéité et délicatesse, comme toi, le visage de Jésus et à en trouver la beauté au cœur de toutes les souffrances des hommes. Seigneur, révèle-nous ton visage !

 

Je cherche le Visage, le Visage du Seigneur.  Je cherche Son Image  tout au fond de vos cœurs.

 

 

7ème  station : JÉSUS TOMBE POUR LA 2ème  FOIS

 

Lecteur 1

On m'a poussé, bousculé pour m'abattre ; mais le Seigneur m'a défendu. Ma force et mon chant, c'est le Seigneur ; il est pour moi le salut. (Psaume 117,13-14)

 

Lecteur 2

            VOILÀ JÉSUS DE NOUVEAU À TERRE, écrasé par le poids de la croix. Mais, tombé à terre, il rassemble ses forces pour continuer la route. Le Seigneur prend sur lui sa chute. Il se relève et nous libère ainsi des découragements ou des révoltes qui nous frappent lorsque nous tombons. L’humanité trouve dans ce redressement du Christ la capacité de se remettre debout et de continuer la route.

 

Célébrant

            Seigneur, lorsque nous fléchissons, reprends-nous. Donne-nous l'énergie de l'espérance pour que nous puissions trouver, dans la prière et le pardon, la grâce de continuer le chemin. Ravive notre courage. Pardonne-nous ces faiblesses qui, chaque jour, nous font trébucher.

 

Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle. Changez de vie,  croyez que Dieu vous aime !

 

 

 

 

 

8ème  station : JÉSUS CONSOLE  LES FEMMES DE JÉRUSALEM

 

Lecteur 1

Le peuple, en grande foule, suivait Jésus, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants ! (Luc 23, 27-29)

 

Lecteur 2

            LES PAROLES DE JÉSUS APPELLENT ET CONSOLENT. « Ne pleurez pas ! », dit-il aux femmes de Jérusalem. Il essuie des larmes de nos yeux. Ces femmes, par compassion, communient aux souffrances Jésus et se désespèrent de sa mort prochaine. En réalité, c'est Jésus qui est venu les consoler. Il est la consolation de son peuple. Il est venu rendre à Jérusalem son nom de « Ville de paix ». Cette terre sur laquelle il est né, de laquelle il a enseigné et pour laquelle il va mourir, il vient, par son sacrifice, la bénir et restaurer sa joie.

 

Célébrant

            Seigneur, accorde-nous des larmes qui lavent nos yeux pour voir ta présence et accorde à cette terre d'Israël, qui est déchirée aujourd'hui par la guerre et la violence et pour laquelle tu as pleuré et prié, veuille accorder à Jérusalem de recevoir le don de la paix.

 

N'aie pas peur, laisse-toi regarder par le Christ ;  laisse-toi regarder comme Il t'aime  (bis)

 

 

 

9ème  station : JÉSUS TOMBE POUR LA 3ème FOIS

 

Lecteur 1

Ecoutons le psaume 39 : D'un grand espoir, j'espérais le Seigneur: il s'est penché vers moi pour entendre mon cri. Il m'a tiré de l'horreur du gouffre, de la vase et de la boue ; il m'a fait reprendre pied sur le roc, il a raffermi mes pas. Dans ma bouche, il a mis un chant nouveau.  (Psaume 39,2-4)

 

Lecteur 2

            LE POIDS DE LA CROIX se fait de plus en plus pesant. Cette triple chute nous rappelle toutes les situations d'échec et les malheurs répétés qui nous écrasent et nous accablent.

Tombant à terre une troisième fois, Jésus vient rejoindre le triple reniement de Pierre et toutes les formes insidieuses de trahison. Mais ce troisième relèvement est surtout l'anticipation du troisième jour, le jour de la résurrection. Au cœur de la Passion, la Pâque du Christ est mystérieusement annoncée.

 

Célébrant
Seigneur Jésus, un jour, dans ton ministère public, tu mis le genou à terre pour écrire sur le sable alors qu'on voulait jeter la pierre à la femme adultère. Tu t'es aussi agenouillé au soir de la Cène pour laver les pieds de tes disciples. Maintenant, te voilà côte à côte avec ceux qui ploient sous le fardeau et qui restent à terre, ceux qui ont perdu le goût de vivre parce que la vie est trop lourde à porter et qui n'ont même plus le goût ni la force de la révolte.

            Seigneur, accorde-nous la force de l'espérance. Par le baptême, nous avons reçu en nous cette capacité surnaturelle de marcher encore dans la nuit. Accorde-nous la persévérance et l'assurance que rien n’est irrémédiable et que tout peut renaître. Lorsque les forces humaines nous abandonnent ou que nous sommes livrés à l'isolement, puissions-nous trouver en toi la confiance pour poursuivre le chemin.

 

Tu es notre Dieu et nous sommes ton peuple,  ouvre-nous le chemin de la vie

 

 

10ème  station : JÉSUS EST DÉPOUILLÉ DE SES VÊTEMENTS

 

Lecteur 1

Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chacun. Restait la tunique ; c'était une tunique sans couture, tissée tout d'une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, tirons au sort celui qui l'aura.» Ainsi s'accomplissait la parole de l’Écriture.   (Jean 19, 23-24)

 

Lecteur 2

            JÉSUS SE RETROUVE ICI, COMME À LA CRÈCHE, pauvre et nu, dépouillé de tout, dépouillé de ses amis, livré aux regards impudiques de ceux qui le condamnent. Il a perdu toute dignité. Le voici livré, dans toute la vérité de son corps, à l'impudeur, à la risée, à la vindicte populaire. Il n'a plus rien pour se protéger, se cacher. Cet abaissement du Christ nous révèle paradoxalement la grandeur de son amour. Dieu n'est jamais si grand qu'en se faisant si méprisable. Privé de ses vêtements, Jésus dévoile à nos yeux l'amour dont il veut nous vêtir.

 

Célébrant

            Seigneur, en te dépouillant de tes vêtements, tu rejoins l'immense foule d'hommes et de femmes dépouillés de toute dignité et de toute protection de la vie, ces millions de personnes sans maison, sans emploi, sans famille, sans passeport. Aide nous à nous laisser dépouiller, nous aussi, du vieil homme, de nos fausses mises en scène, de nos mesquineries. Seigneur, revêts-nous de ton Esprit.

 

Ne craignez pas pour votre corps,  ne craignez pas devant la mort

Levez les yeux vers le Seigneur,  criez vers Lui sans perdre cœur.

 

 

11ème  station : JÉSUS EST CLOUÉ SUR LA CROIX

 

Lecteur 1

Il était neuf heures lorsqu'on le crucifia. L'inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots: « Le roi des Juifs ». Avec lui, on crucifie deux bandits, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche. Les passants l'injuriaient.   (Marc 15,25-29)

 

Lecteur 2

            JÉSUS EST FIXÉ À LA CROIX, plus par son amour que par les clous. L’arbre de la croix est béni par le fruit qu'il porte. Dressée vers le ciel à la verticale, la croix manifeste l'amour infini du Père. Dans la dimension horizontale, les bras étendus veulent saisir et embrasser le monde entier. Le Christ immolé sur l'autel de la croix, récapitule en lui les deux mouvements de verticalité et d'horizontalité d'un unique amour. En lui, l'amour du Père et l'amour des frères ne font qu'un.

 

Célébrant

            Seigneur, tu nous aimes jusqu'au bout, jusqu'à la croix. La croix est la preuve irréfutable de ton amour. Depuis le jour de notre baptême et à chacune de nos prières, en traçant le signe de la croix sur nos corps, nous le marquons de ce même amour, par lequel, il y a deux mille ans, tu as voulu mourir pour nous donner la vie.

 

Victoire, Tu règneras, Ô Croix Tu nous sauveras

 

12ème  station : JÉSUS MEURT SUR LA CROIX

 

Lecteur 1

            Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu'ils font. (Luc 23,34). J'ai Soif (Jean 19,28). Tout est accompli. (Jean 19,30) « Père, entre tes mains, je remets mon esprit » Et après avoir dit cela, il expira.   (Luc 23,46)

 

Lecteur 2

            NOUS POUVONS RECUEILLIR les ultimes mots de Jésus comme autant de confidences qu'il nous livre avant de rendre l'Esprit. La croix est l'aboutissement de la vie de Jésus, au double sens du mot, comme un terme et comme la perfection d'une œuvre. Le Christ est entré dans le mystère de l'homme au point qu'il n'y a pas de douleur humaine qui demeure, après lui, solitaire. Avant de mourir, Jésus crie : « J'ai soif ». Il exprime ainsi le tourment de ne pouvoir supporter des souffrances que dans les limites de son humanité. Son amour est plus grand que ce que la croix peut en révéler. Après avoir offert son corps, sa vie et sa mort, il nous donne en dernier lieu sa soif. Son existence terrestre s'achève en état de soif. Il se fixe en elle pour toujours. Jésus meurt en assoiffé de notre amour.

 

Célébrant

            Seigneur, accorde-nous de savoir, comme toi, remettre notre vie entre les mains du Père. Merci de nous confier Marie, ta mère, et de nous confier à elle « maintenant et à l'heure de la mort »   (on dit le « je vous Salue, Marie »). Nous croyons que nous trouvons en toi notre accomplissement puisque par toi, tout est accompli. Par ta mort, nous avons reçu la vie.

 

Non chanté : En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit (bis)  Notre Père (bras en croix)

 

 

 

 

 

13ème  station : JÉSUS EST DESCENDU DE LA CROIX DANS LES BRAS DE MARIE

 

Lecteur 1

            Comme c'était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d'autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu'on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau. Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus. (Jean 19,31 ... 38)

 

Lecteur 2

            ON FAIT GLISSER JÉSUS DES BRAS DE LA CROIX vers les bras de sa mère. La Vierge de pitié devient Mère de l’Église, puisqu’elle accueille Jean comme son enfant et, à travers le disciple bien-aimé, chacun d'entre nous. Marie est à cette heure l'icône de la compassion de Dieu. Sa compassion poursuit la Passion de Jésus. Elle fait l'expérience maternelle d’une nouvelle nativité. De même qu’elle a porté dans ses bras l'enfant de Bethléem, de même, au pied de la croix, elle recueille le corps inerte de celui qui porte l'espérance du monde. Jésus est ainsi remis à la prière et à la foi de Marie. C'est désormais auprès d'elle que les disciples trouveront le signe vivant de la présence continuée de Jésus.

 

Célébrant

            Marie, veuille donner à l'Église de savoir, elle aussi recueillir dans ses bras les abandonnés, les découragés, les méprisés. Sois pour chacun d'entre nous un modèle d'espérance, pour croire qu’au-delà de la mort, la vie est victorieuse.

 

Toi Notre-Dame nous te chantons        Toi notre Mère  nous te prions (bis)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14ème  station : JÉSUS EST MIS AU TOMBEAU

 

Lecteur 1

            Nicodème vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d'aloès pesant environ cent livres. Ils prirent le corps de Jésus et ils l'enveloppèrent d'un linceul, en employant les aromates selon la manière juive d'ensevelir les morts. Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n'avait encore mis personne. Comme le sabbat des juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c'est là qu'ils déposèrent Jésus.  (Jean 19,39-42)

 

Lecteur 2

            ON A DÉPOSÉ DIEU dans le ventre de la terre. La semence divine est arrosée des larmes de la mère. On a roulé une lourde pierre comme pour rendre l'espérance plus incroyable, plus difficile. Jésus rejoint toute l'histoire passée et toutes les attentes de salut depuis la création du monde. Le Sauveur vient rejoindre l'immense cohorte de ceux qui l'espèrent et qui, dans l'obscurité de leur vie, ont mystérieusement préparé sa venue. Jésus est en travail d'enfantement pour, de la mort, faire surgir la vie.

 

Célébrant

            Seigneur, en entrant dans le tombeau, tu viens rejoindre toutes les nuits de la foi et les silences de ton Père, qui composent notre existence. A tous ceux dont la vie a un goût de mort et qui s'enferment dans des regrets, veuille leur donner de découvrir ta secrète présence. AMEN

 

Tu as connu la mort,  Tu es ressuscité   et Tu reviens encore pour nous sauver !

 

 

15ème  station : JESUS EST RESSUSCITE  D'ENTRE LES MORTS

Lecteur 1

            « Le Christ, ressuscité des morts, ne meurt plus ; sur lui la mort n'a plus aucune pouvoir » (Romains 6, 9)

 

Lecteur 2

              Sans cette 15ème station, nous n'aurions pas été là pour parcourir les quatorze premières : Jésus n'est pas un souvenir du passé, Il est vivant !

L'Amour est plus fort que la mort. Aimer véritablement, divinement, jusqu'au bout engendre la Vie.

 

Célébrant

               Viens Seigneur Jésus, viens déployer en nous le mystère de ta Présence et la lumière de ta Pâque ! Viens nous faire vivre.

 

Sur les chemins de la Vie,  sois ma lumière Seigneur

 

 

Chant du Notre Père    et grand Signe de la Croix

 

Article publié par Claire DUPONT • Publié Samedi 07 avril 2012 • 1269 visites

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